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C’est avec une grande préoccupation qu’on assiste, dans le monde entier, à la recrudescence, ces dernières années, des phénomènes météorologiques et climatologiques extrêmes qui perturbent l’existence de millions de personnes et désorganisent l’économie des pays touchés.
Ces données confortent les conclusions
contenues dans le troisième rapport
d’évaluation du Groupe Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat (GIEC) qui
met l’accent sur l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des
phénomènes extrêmes pour les décennies à venir
en liaison avec le changement climatique dû au réchauffement global de
la planète.
Au Maroc, les sécheresses sévères et
les inondations dévastatrices ont frappé
plusieurs régions de notre pays ces dernières années. Des pertes inestimables
en vies humaines, et des dégâts considérables sur les infrastructures et les
biens sont enregistrés et se chiffrent, à chaque fois, en plusieurs centaines
de millions de Dirhams.
L’atténuation des effets de ces
catastrophes et la gestion des risques devient une priorité pour les pouvoirs
publics et pour être intégrée dans une planification d’ensemble du
développement où l’accent sera mis sur le triptyque « Prévention, Prévision
et Protection »
Il est reconnu que la prévision du temps et du climat est un processus scientifique très délicat et que les informations que fournit la Direction de la Météorologie Nationale (DMN) à la collectivité ont une incidence économique et sociale considérable.
Beaucoup de progrès ont été accompli ces dernières années par la DMN, particulièrement dans le domaine des prévisions et des alertes météorologiques, qui ne peuvent que nous réjouir et nous encourager à aller de l’avant.
Il reste cependant encore bien du chemin à parcourir pour améliorer nos systèmes d’alerte pour couvrir l’éventail complet des catastrophes d’origine météorologique (Sécheresse, fortes précipitations, grêle, etc.…) et pour répondre aux besoins des opérateurs économiques de plus en plus nombreux et exigeants sur la qualité et les délais.
D’autre part, les changements climatiques et leurs impacts sur les divers secteurs socio-économiques et en particulier sur les ressources en eau et l’agriculture engagent un nouveau défi qu’il faut relever pour les années et décennies à venir.
Aussi, l’amélioration des connaissances dans le domaine du climat demeure un préalable pour l’élaboration des politiques de parade et d’adaptation face aux phénomènes météorologiques extrêmes.
Les ressources en eau et l’agriculture occupent un rôle central dans l’économie de notre pays et l’information météorologique est plus importante que jamais, compte tenu de la vulnérabilité de ces deux secteurs face à la variabilité accrue du climat.
La qualité de l’air en milieu urbain inquiète de plus en plus les pouvoirs publics et les élus locaux compte tenu des répercussions néfastes de la pollution urbaine sur la santé et la qualité de la vie des citoyens.
Ce sont de véritables défis qui sont posés à l'échelle de l'humanité et aux services météorologiques du monde entier.
Ils se poseront, à la DMN, dans un contexte économique qui sera caractérisé par une globalisation des échanges et une concurrence qui sera de plus en plus agressive avec la signature en 2004 de l’accord de libre échange entre le Maroc et les USA et l’ouverture des frontières douanières en 2010 avec l’UE.
Cette situation sera plus critique qu’elle
s’accompagne par une réduction progressive des subventions de l’Etat et par
l’émergence d’une population et d’une clientèle beaucoup plus exigeante sur la
qualité de services publics.
Aussi, La stratégie élaborée par la
Météorologie Nationale est inscrite dans
une perspective dynamique visant à renforcer davantage son rôle et son
intervention dans le développement économique et social du pays et à accélérer
les performances du service public.
Afin de réaliser ses missions dans cet environnement en mutation continue,
la DMN a fixé, pour l’horizon 2007, les objectifs stratégiques et les
perspectives de développement suivants :
I.
Augmenter sans cesses
la qualité des
prévisions et des alertes météorologiques destinées aux divers secteurs
socio-économiques ;
III.
Renforcer la coopération internationale et
nationale ;
IV.
Consolider la régionalisation
et développer un nouveau cadre institutionnel pour la DMN ;
V. Développer l’activité
commerciale et promouvoir des actions de communication.